Portrait de Patrick LAUNAY

Nous souhaitons mettre à l’honneur le parcours exemplaire de Patrick LAUNAY, dont le départ en retraite était effectif à la fin octobre 2025 !
Ouvrier paysagiste en entretien, Patrick force le respect de ses collègues par son professionnalisme et ses compétences.
Nous avons pris le temps de revenir ensemble sur son parcours.

Né le 31 janvier 1963 à Nantes marié 3 enfants
Habite à Saint Germain sur Moine.
Travaille au sein de l’entreprise depuis le 15 septembre 2014 (11 ans et 2 mois)

Tu es né à Nantes, est-ce que tu as toujours vécu dans la région ?
Oui, à Nantes jusqu’à mon mariage, il y a 40 ans ! Rue Miséricorde, papa Miroitier et maman femme de ménage. Avec mon épouse, nous nous sommes installés à Saint Germain sur Moine dans un vieille ferme que nous avons rénové durant quelques années … et surtout aménager les 2000 m² de terrain.

Comment es-tu devenu jardinier ?
J’ai fait mes études à Briacé en CAP puis BEP grâce à un cousin plus âgé. Il était dans le métier, et j’avais fait un stage au sein de son entreprise à Vertou (M. Martin). Durant mon apprentissage, toujours chez M. Martin, nous réalisions de l’entretien chez des particuliers. J’ai eu la possibilité de partir dans la chaussure chez JAP pour être à l’abri … mais j’ai préféré être à l’air libre !
A la sortie de Briacé vers 18 ans, j’ai trouvé une entreprise : M. Molitor à Sainte Pazanne (petite entreprise de 3 personnes) avec production de Chrysanthèmes. Je suis resté 10 ans, au sein de cette entreprise familiale qui travaillait beaucoup sur Nantes. Nous roulions en Citroën Tube avec des conditions de travail très physiques. Je lui suis resté fidèle jusqu’à la retraite de M. Molitor. C’était un très bon professionnel et nous nous occupions de jardins très qualitatifs où tout se faisait à la main.
En 1990, j’ai recherché une nouvelle entreprise, par un copain viticulteur, je suis rentré dans l’entreprise Profil Vert à Gorges, pas très loin de la carrière de chez Aubron. L’entreprise compte une dizaine de personnes et dispose de beaucoup de matériel. Je travaille en binôme avec un chef, Nicolas. La clientèle est plus large avec notamment quelques collectivités et entreprises.
Jusqu’à mes 50 ans, je vis les évolutions du métier avec du matériel qui se modernise (taille haie, souffleur). Le patron fini par céder son entreprise à une personne qui vendait des voitures chez Mercedes … l’entreprise n’a pas supporté ce changement.
En 2014, je vis une période 3 mois de chômage avant de m’inscrire dans une agence d’interim sur Cholet. Je suis rapidement recruté en interim par Jacky, dans le petit cabanon où les commerciaux de l’entreprise recevaient leurs clients.
Je commence le jeudi avec Jean Yves F. à Torfou puis j’arrive à St Hilaire de Loulay le lundi suivant avec Pascal G, Vincent F, Nicolas S, et Yoann R et 4 gars de la Création. Encore plus de matériel que dans l’entreprise précédente, des chantiers plus conséquents. Puis le redressement et les inquiétudes qui vont avec avant la reprise par le Groupe Papin et la stabilité retrouvée.

Tu as vu le métier de jardinier – paysagiste évoluer au fil des années, quels sont les changements qui t’ont le plus marqué ?
L’évolution incroyable du matériel, diminution de la pénibilité et confort supplémentaire. La pratique du bêchage qui a disparu … . La disparition du phyto.

Tu as un problème au genou et pourtant, tu ne te plaints jamais. Tu travailles toujours avec autant d’enthousiasme ce qui force le respect de tes collègues … est-ce que tu en as conscience ?
C’est vrai que j’ai des douleurs tous les jours mais je n’y pense pas. Ce n’est pas dans ma nature de me plaindre.
Jeune, je jouais au foot dans les buts à Gétigné, j’ai eu pas mal de blessures et je n’ai pas su arrêter quand il le fallait. Je voulais passer du temps avec les copains … Mais après des blessures aux ménisques et 7 opérations aux 2 genoux, il a fallu me peu calmer !
En 2023, en glissant dans un talus, je me suis luxé une énième fois le genou et depuis, j’exerce sur les bases d’un mi-temps thérapeutique pour que je puisse récupérer !

Où vas-tu chercher ta motivation et qu’est ce qui te fait te lever le matin ?
J’ai besoin de m’occuper et d’être au grand air. Même si je ne travaille pas, je suis levé à 6 heures !

Qu’est ce qui te manquera le plus du monde du travail ?
Être avec les collègues, le contact humain ! La période durant laquelle j’étais en arrêt, les journées étaient longues.

Inversement, qu’est-ce que tu seras heureux de quitter en partant à la retraite ?
Rien en particulier, je n’ai jamais eu de problème avec qui que ce soit … je ne suis pas quelqu’un de conflictuel.

La retraite arrive à grand pas, est-ce que tu as eu le temps de t’y préparer ?
Pas spécialement, je n’y pense pas …

Tu as une passion pour la première et la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie : à quel âge et comment cette passion est-elle arrivée dans ta vie ?
Tout jeune, mon père et mon beau père ont fait la guerre d’Algérie et je me suis beaucoup documenté car les anciens n’en parlaient pas beaucoup. Je regarde beaucoup la chaine Histoire et j’achète absolument tous les livres qui concernent le sujet.

Penses-tu y consacrer davantage de temps à l’avenir ?
Oui mais je n’ai pas de projet en particulier … je vais commencer par lire tous les livres que j’ai acheté.
Je vais pouvoir me consacrer à mon autre passion : les maquettes. Toujours en lien avec cette passion historique.
Gamin, j’avais commencé par les petites voitures. Puis Vers 18 ans, j’ai repris sur les thèmes des conflits mondiaux. Char, jeep, avion, soldat, j’adore assembler, peindre et coller.
Actuellement, j’ai plusieurs maquettes en cours : 2 chars et une trentaine de bonhommes. Lorsque je commence une nouvelle maquette, je suis comme un gosse … Pour Noel dernier, mes enfants m’en ont offert une que je n’ai pas pu m’empêcher de commencer une fois tout le monde parti vers … 3h du matin !
C’est comme au travail, je pense avoir la satisfaction de faire les choses par moi-même. Je suis toujours amoureux du travail bien fait : précision, concentration … et une bonne paire de lunette … !

Est-ce qu’il y a d’autres projets auxquels tu penses avoir bientôt le temps de te consacrer ?
Ma petite fille Lilou, qui a 7 ans … et dont je suis le Papy préféré. Elle habite à St Crépin. Je m’en occupe beaucoup … elle voudrait aussi se lancer dans la maquette … mais elle est encore un peu jeune. Le mercredi on passe pas mal de temps à la maison à faire du dessin, de la peinture.

Et si vous faisiez partie de l’aventure ?

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